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QUESTIONS RÉPONSES à Gérard BERNET Fondateur d'EXISTENCE

La vocation initiale du centre Existence - qui fut créé en 1986 - est contenu dans son nom : Existence, cette expérience, cette aventure humaine que nous partageons tous... en quête d'un bonheur dont nous sommes la cause...mais sans mode d'emploi.

Nous proposons donc des activités centrées sur la personne qui dans leurs diversités laissent la place à chacun pour trouver sa réponse, son sens, sans vouloir présupposer d'une vérité ou d'une VOIE obligée. Nous ne souhaitons absolument pas proposer une croyance mais laisser à chacun la place, l'espace intérieur d'un cheminement.

Enfin, comme dans l'existence que nous traversons tout à la fois seul et en groupe nous souhaitons, pendant les stages et formations que nous organisons, ouvrir un espace relationnel de tolérance ou chacun se sent accepté dans sa différence, dans sa démarche, dans ses passions. L'existence s'apprend. Etre en soi et dans la relation bourgeonne et fleuri tout au long de la vie. Notre vocation lors des stages et formations qui se déroulent principalement aux Jardins intérieurs en Ardèche est de proposer un cadre sécurisant ou chacun puisse découvrir et expérimenter pendant toute la semaine ( et non seulement pendant son stage) une qualité relationnelle nouvelle, un autre aspect de soi, une atmosphère unique, à la source de tous ses possibles...

Lorsque, généralement par téléphone, nous sommes questionnés à propos d'un choix de stage, la première chose à faire est ... de ne pas choisir "à la place de"...mais d'écouter, de mettre en évidence les différences entre chacun des stages afin de permettre à son interlocuteur "d'y voir plus clair"; Plus clair dans son attente et dans ses besoins du moment. Plus clair aussi dans les spécificités de chaque proposition. Il ne s'agit surtout pas de conseiller une pratique plutôt qu'une autre mais de l'aider à discerner le stage dans lequel le futur stagiaire décidera par lui-même de s'investir.

Le choix d'une pratique fait déjà partie d'un cheminement intérieur. C'est déjà le début du stage.

A EXISTENCE nous évitons d'employer le terme spirituel pour catégoriser nos activités. Ce terme a évidemment un sens.... pour celui qui l'utilise. Il peut sous entendre tout à la fois l'évidence d'une croyance religieuse qu'un intérêt pour ce qui relève de l'esprit sans présupposé religieux, voir même l"humour et la vivacité"... de l'esprit.

Etre spirituel aujourd'hui comme hier n'a donc pas "un" sens mais "des" sens.

La question de l'esprit et donc de la relation que nous entretenons avec la matière est au centre de l'EXISTENCE humaine, consciemment ou inconsciemment. La réponse que nous y apportons détermine notre chemin de vie.

Venons-nous et allons-nous de la terre au ciel ou du ciel à la terre ? Evidemment, en proposant des stages centrés sur la personne nous partons d'un a-priori ; nos modes de pensée, notre "état d'esprit" sont tout au long de notre vie, expérience après expérience, rencontre après rencontre...en constante évolution. L'attention que nous allons porter à ce "monde de l'esprit' va modifier les conditions matérielles de notre EXISTENCE. En cela nous croyons que notre bonheur nous appartient et qu'en mettant l'accent sur son développement personnel nous affirmons qu' en apprenant à être, ce seront toutes les dimensions de l'humain, individuelles, collectives, matérielles et spirituelles qui s'élèveront.

À question personnelle... réponse personnelle.

J'avais à peine 18 ans lorsque je pénétrais pour la première fois dans l'enceinte d'un hôpital psychiatrique pour entamer mes études d'infirmier. Un nouveau monde déferlait. Une autre réalité co existait. L'esprit était coupé en deux. Les murs de l'institution séparaient santé et maladie mentale.

Bonne chance à celui qui savait ou pouvait choisir son camp !

Comment basculait-t-on d'un monde à l'autre? Était-ce le fruit d'un cheminement individuel? Une responsabilité sociétale? Qui décidait pour qui? Une foule de questions m'envahissaient. Une certaine angoisse existentielle émergeait. Si la maladie mentale m'ouvrait le monde de l'Esprit, mon quotidien de "soignant" me laissait sur ma faim. Quel décalage! Pompier de l'esprit qui s'enflamme, je devais agir pour éteindre le symptôme, le mal-être, la peur, le dérangement qu'un esprit souffrant fait peser sur lui-même et sur la société. Le "foyer" éteint, les questions demeuraient généralement sans réponse. Côté maladie.

Côté santé les questions m'apparaissaient passionnantes: ce sont celles qui occupent, consciemment ou inconsciemment, toute notre existence. Qui nourrissent notre "âme".

Ne sommes-nous pas tous malades de l'esprit, malades de la relation, fragiles face à l'immensité de l'aventure humaine? Existe-il des modes d'emplois qui nous prémunissent avant que la blessure et la souffrance nous aient rendues parfois impotent? À partir de quand l'âme meurtrie peut-elle se ressaisir? Doit-on l'emprisonner? Comment garder la force de la confiance en soi pour aborder et dépasser les obstacles que "la vie" ne manquera jamais de nous proposer?

Esprit saint. Esprit malade. Deux faces d'une même médaille. L'univers du "développement de la personne" s'ouvrait devant moi. Côté santé. Comme une priorité. Si les institutions prenaient en compte l'état de l'esprit qui vacille, qui souffre, qui dérange, qui est "dérangé"...où pouvons-nous apprendre à être? À être en santé ? À savoir vivre avec soi-même? À sortir de l'ignorance des mécanismes relationnels qui polluent notre quotidien? À mieux être avec soi-même plutôt que d'en "perdre les PÉDALES" ? Doit-on apprendre le couple sur le tas, s'enferrer dans les mêmes illusions ? Générations après générations doit-on se refiler les mêmes problèmes... comme une patate chaude ?

Esprit d'état contre État d'esprit, la collectivité intervient quand l'esprit de la personne pose problème, quand elle n'arrive plus à faire face aux défis de l'existence, à se faire face. Où aller et comment faire pour rompre cette logique de l'esprit qui chavire, victime dès l'enfance de diverses violences institutionnelles, et en premier lieu de celles de la famille- qui certe façonne notre histoire mais nous entraine parfois dans une forme ou une autre d'isolement relationnel.

Dans ma vie quotidienne, porter mon attention à "mon" état d'esprit, à mes modes de pensée concerne chaque instant de mon existence, comme une nécessité. Elle se matérialise dans ma vie relationnelle. Mes erreurs me recadrent. En couple, en famille, les défis sont incessants. L'aspiration au bonheur, le regard qui s'aiguise peu à peu, le temps qui use (aussi) mes "conneries", tout peut devenir une joyeuse occasion de croissance.

Je me suis certainement aidé en fondant un centre de développement personnel nommé bien sûr "Existence" qui aborde les thèmes qui me concernent. Une ambiance. Un environnement relationnel. Un état d'esprit. Je me suis aidé également en fondant "Les Jardins Intérieurs", centre d'hébergement dans lequel nous accueillons des groupes, non seulement des stages et formations mais, à d'autres périodes de l'année, des cousinades, des anniversaires et des mariages... car je n'aspire pas au cloisonnement. Le développement de la personne n'est pas une spécialité. Plutôt un regard. Une priorité. Un mode de vie. Une démarche. Peu importent les croyances ou leurs absences, peu importent les techniques utilisées, qui ne sont qu'un argument parfois nécessaire, parfois indispensable, mais ni une fin en soi, ni même la mesure d'un accomplissement.

Être en marche. Oser sa différence. Savoir dire non. Refuser toute forme de sectarisme. Chercher. Partout. Seul ou ensemble. Exister. Tout le temps.

Ai-je l'impression d'être plus heureux aujourd'hui ? En quête dans ma jeunesse sans le savoir, mon bonheur est certainement aujourd'hui plus paisible. J'ai parfois un sentiment nouveau de gratitude qui m'envahit.

En couple, avec mes enfants, ma famille, mes amis, dans mes relations professionnelles, je me sens privilégié.

Goute-t-on au bonheur comme à une source à laquelle on s'abreuve ou est-ce l'évidence d'une eau claire qui s'apprend ?